Anna Richter, 7e scratch et victoire FLINTA à la Trans Pyrenees Race
Septième au classement général et victoire au classement FLINTA de la Trans Pyrenees Race 2026 (TPRNo6), Anna Richter poursuit une saison impressionnante sur le circuit ultra-cyclisme européen. Victoire sur la première Lost Dot 101 en mai, participation à l'Atlas Mountain Race en février, top 10 scratch sur la TPR en septembre. Originaire d'Allemagne, iel utilise les pronoms neutres they/them (iel en français) et s'installe comme l'un des noms à suivre de la discipline.
Sur la Trans Pyrenees Race 2026, Anna Richter a fait ce qu'iel fait de mieux : rouler devant, tenir le rythme, et ne pas lâcher. Au coude-à-coude avec l'Allemande Jana Kesenheimer dans les premières étapes, iel prend la tête du classement FLINTA après le premier checkpoint et ne la lâche quasiment plus. Une seule inversion de leader, lors d'une pause sommeil dans les Pyrénées-Atlantiques avant la côte basque. Pour le reste, un top 10 scratch tenu de bout en bout, soit devant environ 95 % du plateau.
Trois courses, trois signatures
Pour comprendre cette saison, il faut remonter à février 2026. Anna Richter s'aligne alors sur l'Atlas Mountain Race, l'un des gravels les plus durs au monde à travers le désert marocain. L'épreuve de mise en jambes avant un enchaînement rare.
En mai, Lost Dot lance la première édition de sa Lost Dot 101, course exclusivement dédiée aux FLINTA pour ouvrir la discipline à un plateau sous-représenté. 1 307 kilomètres et 20 000 mètres de dénivelé positif entre Santiago de Compostela et Cordoue. Richter s'impose dès la première heure, prend la tête, ne la lâche plus. Chrono final : 3 jours, 3 heures et 30 minutes, avec plus de dix heures d'avance sur la deuxième et un temps d'arrêt total de seulement 6 heures et 20 minutes sur les trois jours de course.
"What's the point in racing if you don't race ?"
Interrogée à l'arrivée sur son refus de s'arrêter plus longtemps, iel répond avec la brièveté qu'on lui connaîtra par la suite : "What's the point in racing if you don't race ?" (Quel intérêt de courir si tu ne cours pas ?).
En septembre, la Trans Pyrenees Race vient couronner l'enchaînement avec la victoire FLINTA et une septième place scratch sur 1 900 kilomètres. Deux fois finisher de la Transcontinental Race avant 2026, Richter installe une saison qui replace sa trajectoire dans une autre catégorie.

Un style sans romantisme
Ce qui frappe dans son parcours, c'est le refus du romantisme. Pas de discours sur l'aventure, sur la beauté des paysages traversés, sur la solitude. Richter court pour courir. Là où beaucoup de coureuses et coureurs gèrent leur effort par vagues, avec des phases de récupération marquées, iel tient le fil. Portions rapides, pauses très courtes, retour en selle immédiat.
C'est cette approche presque puriste qui a fait la différence sur la Lost Dot 101, et qui explique probablement la place dans le top 10 scratch de la TPRNo6. Lost Dot, particulièrement attentif à la représentation FLINTA depuis plusieurs saisons, tient avec Richter l'exemple le plus net de ce que la discipline peut produire quand elle s'ouvre.
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