Lakes'n'Knödel 2026 : Marius Karteusch remporte les 725 km alpins en 2j 2h 15min
Marius Karteusch a franchi le premier la ligne d'arrivée de la Lakes'n'Knödel 2026, épreuve de bikepacking sans assistance de 725 kilomètres et 14 000 mètres de dénivelé positif entre l'Autriche et l'Allemagne. Chrono : 2 jours, 2 heures et 15 minutes, avec un temps de sommeil confortable pour un ultra-cyclisme (7h la première nuit, 5h la seconde). Départ lundi 7 septembre 2026 depuis Fuschl am See, arrivée dans le Bregenzerwald (Vorarlberg), destination gardée secrète jusqu'à la fin.
Troisième édition depuis sa création en 2024, la Lakes'n'Knödel est un ultra-gravel autrichien un peu à part sur le calendrier bikepacking européen.
725 kilomètres qui zigzaguent entre l'Autriche, l'Allemagne (Bavière) et le Tyrol, avec un Knödel (boulette traditionnelle des refuges alpins) à déguster à chaque checkpoint. Départ des rives du Fuschlsee, direction Salzbourg, puis Bavière, Tyrol, retour en Bavière, avant l'arrivée dans le Vorarlberg, pointée cette année vers le Bregenzerwald.
La ligne d'arrivée exacte est traditionnellement gardée secrète jusqu'à la fin. L'événement est limité à 200 participants, répartis à parts égales entre hommes et FLINTA.
Une course maîtrisée
Marius Karteusch a mené la course de bout en bout, apparemment sans jamais forcer. La première nuit, il s'est arrêté au CP2, le Blecksteinhaus, pour dormir sept heures. La deuxième nuit, cinq heures supplémentaires. Un rythme de sommeil rarement vu chez un vainqueur d'ultra-cyclisme, où la privation est habituellement la norme. Il n'a pourtant jamais été rejoint.
Son chrono final est en 2 jours, 2 heures et 15 minutes pour boucler les 725 kilomètres et 14 000 mètres de dénivelé positif. Une performance qui témoigne autant de son niveau physique que de la lecture de course : quand on peut se permettre de dormir douze heures cumulées sur trois jours de course et gagner en tête, c'est qu'on a une marge confortable sur les autres.

L'esprit de la course avant la performance
L'organisation a partagé un détail intéressant sur son approche. Contrairement à beaucoup de vainqueurs d'ultra qui cherchent à écraser la course en solo, Karteusch souhaitait rouler avec les autres participants et profiter de l'esprit de l'événement. La Lakes'n'Knödel n'est pas positionnée comme une course pure : le format met en avant la beauté des paysages alpins, la cuisine de montagne, la découverte des refuges isolés. Karteusch semble avoir couru dans cet esprit, tout en gagnant. Une combinaison rare.
C'est ce qui rend le format Lakes'n'Knödel intéressant à observer, à l'heure où l'ultra-cyclisme européen se professionnalise et se durcit. Certains événements assument une approche plus contemplative, où le chrono compte, mais où l'expérience partagée pèse autant. Karteusch en est cette année la meilleure incarnation.


L'organisation a également fait de la parité un objectif structurel. Sur les deux premières éditions, la participation FLINTA (femmes, personnes lesbiennes, intersexes, non-binaires, trans et agenres) a dépassé 30 %, et la 3e édition vise désormais un partage 50/50 des places entre hommes et FLINTA. Un chiffre encore rare dans l'ultra-cyclisme, dominé partout ailleurs par des plateaux masculins, et qui témoigne du type de communauté construite autour de l'événement : slow-travel, gravel, lacs, refuges. Et Knödel.
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